15/01/10

Le Tiwai Island Game Sanctuary

African cuckoo-hawk2_Lalehun- Gola (photo : David Monticelli)
Si le Tiwai Island Game Sanctuary (voir sa situation sur notre carte), situé au sud-est de la Sierra Leone, semble relever du must, force est de constater qu'au-delà des quelques très belles photos que permet la rivière au soleil couchant ( non sans quelques Pluvians d'Egypte Pluvianus aegyptius tout de même), le spot ne nous à pas franchement tapé dans l'oeil. Contrairement aux slogans des (rares) brochures, il semble vain d'espérer y voir l'Hippopotame nain (Hexaprotodon (Choeropsis) liberiensis). Ça on s'y attendait déjà.
Mais si le nombre d'espèces de primates y est effectivement intéressant, il est également difficile de les voir correctement. De même, on y dit le Chimpanzé (Pan troglodytes) présent mais il faut de chance pour le voir... une conséquence de la guerre nous dit on: les espèces sauvages y ont semble t-il payé un tel tribu que les forêts sierra léonaises semblent encore aujourd'hui largement vidées de leurs habitants. Patience, dans quelques années, peut être. ..
Sur le plan ornithologique, le site nous a semble un peu décevant comparativement à la forêt de Gola, tant en quantité qu'en qualité d'espèces. Nous y sommes malgré tout restes deux nuits pour en avoir le cœur net. Mais point de Pintade à poitrine blanche. Comme d'habitude, tout dépend des groupes d'oiseaux sur lesquels on tombe ou non. Même problème que pour Gola: distance d'observation, luminosité, contrejour...
Sans compter les jours sans. Comme dirait Robert, il est des jours où sur Tiwai, même le matin tôt, c'est déjà un peu midi... ca chante un peu, au loin mais rien ne bouge vraiment. Chaque espèce est un combat. Et bien heureux semble être celui qui voit la rufous fishing owl en ces lieux. Personne ne sait ou imaginer voir l'oiseau.
Notre guide local nous coùte 25000 Leones par personne la promenade, pas davantage... La clé du succès est sans doute, "nerf de la guerre", de disposer d'un guide ornitho connaissant bien les espèces locales et leur chant. A part Alhaji Siaka à Gola, cette denrée n'existe pas encore vraiment en Sierra Leone! A noter que, comme souvent, le rapport qualité prix du site du sanctuaire de Tiwai ne rencontre aucun standard normal. C est plutôt cher pour finalement pas grand chose!
BFo

14/01/10

Photos de la forêt de Gola

Voici ci-dessous quelques photos prises par David Monticelli d'espèces visibles dans la forêt de Gola (de haut en bas): Coucou de Levaillant (Clamator levaillantii) , nid de Malimbe de Ballmann (Malimbus ballmanni), Pic à ventre de feu (Dendropicos pyrrhogaster), Guêpier à tête bleue (Merops muelleri) et Baza coucou (Aviceda cuculoides).

levaillant's cuckoo_Lalehun photo : David Monticelli
gola malimbe nest photo : David Monticelli

fire-bellied woodpecker_lalehun photo : David Monticelli

blue-headed-bee-eater_Laleh photo : David Monticelli


African-cuckoo-hawk2_Lalehun photo : David Monticelli

13/01/10

Réception à la maison du chef de projet Gola, David Zeller.

David Zeller(gola forest project manager)Voici les photos de la petite réception qui s'est tenue à la maison du chef de projet Gola, David Zeller, dimanche dernier où nous avons eu le plaisirs de faire don de matériel optique en faveur du projet dans la forêt de Gola.
Alhaji Siaka a également reçu une paire de jumelles personnelles.


English version of this post

Here are the pictures from the small reception held at the house of the Gola project leader, David Zeller, last sunday where the belgian birding team (Benoit Forget and Robert Langendries) donated optic material to the Gola forest project. Alhaji Siaka also received a personal pair of binoculars.

right to left_benoit forget- Modou(tour guide)-David Zeller(gola forest project manager)-Alhaji Siaka(Gola forest project scientist)-Umaru (tour guide)

Benoit Forget & Alhaji Siaka

10/01/10

Gola North

Si la partie nord de la réserve de Gola ("Gola North"), à la frontière avec le Libéria (voir la situation de la forêt de Gola sur notre carte) constitue un must absolu pour nombres de spécialités forestières de la Sierra Leone et d'endémiques de la forêt de Haute-Guinée, l'accès au site comporte aussi pas mal d'embarras logistiques.
Si l'objectif est de camper dans les forêts du nord-est de Lalehun afin de tenter le Malimbe de Ballmann (Malimbus ballmanni), cela suppose, outre le permis, le guide, l'ensemble du matériel permettant de vivre en autonomie totale dans la forêt (nourriture, eau, tentes, ..). Y compris des porteurs donc.
Depuis le village de Lalehun, où il est possible de se rendre en saison sèche avec un simple véhicule "2x4", il faut compter 4 heures de marche - très productives sur le plan ornitho - avant d'arriver au camp (en principe préparé à votre attention par les porteurs arrivés à pied d'œuvre bien avant vous).
Comme on a pu le lire dans certains rapports, l'observation dans la forêt de Gola n'est pas particulièrement aisée. Si l'on sait qu'il faut essentiellement compter sur les "bird parties" pour "engranger" des espèces, force est de constater que les groupes d'oiseaux s'avèrent souvent ici particulièrement mobiles, et ce à des altitudes souvent élevées. Si des espèces aussi contrastées que le Malimbe de Ballmann ne posent donc pas trop de problèmes, les choses peuvent très nettement se compliquer pour d'autres espèces ou familles d'espèces (les bulbuls notamment).
D'une manière générale, la densité d'espèces semble aussi relativement faible. A noter pour le Malimbe de Ballmann que le site compte à ce jour les trois seuls nids identifiés de l'espèce pour la Sierra Léone. Avec une peu de persévérance et un peu de chance, l'espèce semble clairement jouable. Même s'il nous a été confirmé que certains groupes étaient repartis bredouilles...
Pour d'autres espèces, les choses semblent nettement moins évidentes encore. Ainsi, la Pintade à poitrine blanche (Agelastes meleagrides) semble très aléatoire: une grosse journée de marche motivée dans les meilleures zones avec Alhaji Siaka, le meilleur ornithologue professionnel du Gola Project (http://www.golarainforest.org/) et sans doute de la Sierra Léone, ne nous a en tout cas pas permis de cadrer l'espèce dans nos jumelles...

BFo

Le Mamunta Mayosso Wildlife Sanctuary

Nous avons passé une grosse journée en ce lieu totalement sous-prospecté (voir la situation du Mamunta Mayosso Wildlife Sanctuary sur notre carte) sans avoir été remettre nos meilleures salutations au chef de la localité voisine, comme le veut la tradition. Perdu dans la campagne, cela fait au moins trois ans que le village de Mayosso n'a reçu la visite de personne. Bassie, l'unique ranger en charge du lieu garde le sourire mais l'atmosphère du village semble à l'image de l'abandon du site. Aucune espèce endémique n'ayant été trouvée (jusqu'à présent) en ce lieu, les rares ornithologues de passage préfèrent en général se concentrer sur les zones plus "rentables".
Si le "sanctuaire" ne bénéficie d'aucune réelle protection, il ne manque certes pas d'intérêt. Le potentiel des trois zones humides (Roneita, Dakrifi et Roberta lakes) semble évident au terme d'une simple matinale: Ardeidés et Dendrocygnes veufs (Dendrocygna viduata) en nombre, Râle à bec jaune (Amaurornis flavirostris), Bec-ouvert africain (Anastomus lamelligerus) et Anserelle naine (Nettapus auritus) donnent le ton. Les buissons avoisinant ne tardent pas non plus a révèler quelques bonnes espèces telles que le Gonolek de Turati (Laniarius turatii) et le Sénégali à ventre noir (Euschistospiza dybowskii). A noter aussi que les savanes avoisinantes accueillent l'Outarde de Denham (Neotis denhami).
BFo.