09/01/10

A quand le Bulbul du Libéria?

Eh bien si. Nous avons envisagé la chose. Malgré le flou artistique qui entoure le statut actuel de cette espèce peu connue ainsi que les ressorts logistiques improbables d’une expédition susceptible d’en retrouver la trace, nous avions bel et bien imaginé passer la frontière et traverser le Libéria de part en part jusqu’à la région forestière de Zwedru.
C’est là, au nord-est du pays, que fut découvert le Bulbul du Libéria (Phyllastrephus leucolepis) en 1985. Mythe s’il en est, il s’agit de la 15ème espèce endémique de la forêt de Haute-Guinéee, la seule qui ne soit pas présente en Sierra Léone.
Les estimations de notre accompagnateur Kenneth Gbengba permettaient, naïvement peut-être, d’imaginer boucler un « touch ‘n go » dans la région en une petite semaine: «Pas la mer à boire», a priori, mais la logistique réputée difficile, la sécurité relative et la faiblesse des informations à disposition quant au lieu exact d’observation aura eu raison de notre motivation.
A noter qu’à ce jour, l’espèce n’a été observée que dans deux zones de forêt de type guinéen (proches de Cavalla River à environ 20km au nord ouest de Zwedru) et que, malgré d’importantes recherches de terrain avant la guerre civile et quelques unes depuis la signature des accords de paix, l’espèce n’a pas encore pu être retrouvée. Elle reste, par conséquent, classée parmi les espèces en « danger critique d’extinction » (CR).
Avec le retour progressif du tourisme en Sierra Leone et la poursuite de la stabilisation sécuritaire au Libéria, il se pourrait bien, cependant que l’on entende à nouveau parler du Bulbul du Libéria...


BFo.

05/01/10

Situation des spots visités par Benoît dans la péninsule de Freetown

En complément des messages précédents de Benoît, nous vous proposons ci-contre une carte avec la localisation des secteurs déjà visités dans la péninsule de Freetown:
- La Guma valley et le principal réservoir d'eau douce de la capitale, le "Guma Dam", situé dans un environnement boisé
- Le golf, peu fréquenté sur lequel la forêt a repoussé
- La Peacock Farm, dans la banlieue Est de Freetown (Wellington), qui constitue donc un site important pour le Pyréneste gros-bec
- Le secteur de Waterloo, à l'Est de la péninsule, à environ 30 km de Freetown: il s'agit d'une zone de savanes et de forêts claires
- La Regent's Forest, au sud de la ville de Regent: c'est une zone boisée riche en espèces que l'on retrouve aussi dans l'Est du pays; elle fait partie de la Western Peninsula Forest Reserve (dont la limite est figurée sur la carte par des pointillés verts)
- River No. 2: Il s'agit à la fois du nom d'un village et celui d'une rivière située au sud-ouest de la presqu'îe. Au bord de cette rivière se trouve aussi une forêt de bonne qualité. Le point de chute pour prendre la pirogue et remonter la rivière est le Sankofa Entertainment Complex
- La Yawri Bay, au sud de la péninsule: il s'agit du site d'hivernage le plus important de la Sierra Leone pour les espèces aquatiques.

Ornithomedia.com

04/01/10

Bumbuna : la Mecque des espèces de savane

Il m'aura fallu revenir jusqu'à Makeni pour vous envoyer ce post. Et même à Makeni, trouver une simple jonction internet basique relève du tour de force. La ville reste d'ailleurs une base arrière indispensable pour prospecter la région de Bumbuna. Y trouver de l'eau en bouteille est difficile, y prendre une douche relève du rêve, tout comme l'électricité. A Makeni, l'hôtel Amzas regroupe tous ces conforts pour un prix cohérent. Au centre de Bumbuna, un commerce en est a faire recette ... en rechargeant les téléphones portable de toute la région...

Sur le plan ornithologique, le lieu est un must. Ne fusse que pour le Choucador iris (Lamprotornis iris). Le bon plan pour prospecter la zone sans revenir sur la ville est de loger à Katumbu, un hameau en bordure duquel se trouve une petite école désaffectée en bon état où il est possible de poser son camps de base (demander la clé au chef du village situe un peu lus loin sur la piste). Ça tombe bien, le lieu se trouve au cœur de la zone intéressante. Le choucador est garanti. Nous en avons eu plus de 20 sur un arbre a la nuit tombante. La Veuve du Togo (Vidua togoensis) est moins évidente mais jouable. Par contre, si le site est connu pour la Prinia du Sierra Leone (Prinia leontica), la route qui accède au site est aujourd'hui strictement fermée pour cause de construction d'un barrage hydraulique (voir la photo ci-contre publiée par Faye sur son blog http://fayeinsierraleone.blogspot.com/) ... Déjà, le spot n'était pas évident: lisez les quelques rapports disponibles. Bien peu d'observations de l'oiseau en ce lieu, comme ailleurs.

(j'ai peur que ça coupe je vous envoie déjà ça)

BFo.