20/01/10

Tingi Hills: un pont trop loin.

La visite des Tingi Hills, au nord-est de la Sierra Leone (voir leur situation sur notre carte) était programmée depuis longtemps. On s'attendait à ce que ce soit difficile. Et toutes les questions utiles à cet égard ont été posées à temps. Notre accompagnateur étant originaire du lieu, nous partions quelque peu rassurés. S'il proposait lui-même de prospecter la zone, avec notre van Volkswagen à deux roues motrices, c'est que la partie lui semblait jouable.
Force est de constater que si la Sierra Leone est effectivement prospectable à 85% avec un simple véhicule comme le nôtre, les zones montagneuses du nord sont clairement à ranger dans les 15 derniers %. Après une nuit dans la ville minière de Koidu et malgré une approche de plusieurs heures, il nous a finalement fallu rebrousser chemin. Au risque sinon de casser définitivement notre pauvre bagnole, déjà affaiblie par un problème de filtre à air.
Plus que jamais, les Tingi Hills représente une cible pour certaines espèces endémiques et spécialités inféodées aux zones forestières d'altitude, notamment le Bulbul de Baumann (Phyllastrephus baumanni) et la Prinia du Sierra Leone (Prinia leontica). Mais à ce jour, il n'y a pas de site d'observation vraiment fiable pour ces deux espèces. Ainsi que le confirme AlHaji Siaka, la zone requiert une vraie prospection approfondie et, du fait de sa localisation géographique clé, elle ne devrait pas manquer de révéler quelques belles surprises.
En ce qui nous concerne, pas le choix: il nous faut prospecter un autre site jouable. Tant pis pour ces quelques espèces de l'Est, tant convoitées. Robert n'ayant pas eu l'occasion de tâter de la vraie savane, nous nous sommes accordés sur le parc national d Outamba-Kilimi, au nord-ouest du pays.
BFo.

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