
Ce matin, nous nous sommes rendus dans le dernier site incontournable de la péninsule de Freetown, la Guma Valley.
Pour ce site comme pour la forêt de Gola, il faut obtenir une permission. En cette période de fêtes de fin d'année, ce fut difficile de l'obtenir. Le site doit la qualité de la conservation de sa forêt au simple fait qu'il accueille le réservoir stratégique d'eau douce de la capitale, le "Guma Dam". Il a été construit en 1958 au cœur d'un ensemble forestier dont une partie est encore en bon état.
Le Calao à joues grises (Bycanistes subcylindricus) et le Calao à cuisses blanches (Ceratogymna albotibialis) y sont bien représentés. De même que les espèces déjà visibles dans la Regent's Forest, notamment le Rougegorge de forêt, l'Alèthe à huppe rousse (Alethe diademata), l'Akalat à ailes rousses (Illadopsis rufescens), le Stizorhin de Finsch (Neocossyphus finschii),...
Mais le site est surtout connu pour ses deux colonies actives de Picathartes de Guinée. Le nombre de couples y est limité mais le lieu semble correctement protégé. La colonie que nous avons pu visiter comptait quatre couples l'an passé. Ceux-ci ont cependant été largement détruits à cause des fortes pluies qu'a connu le pays en septembre et octobre 2009. Les nids sont actuellement en cours de reconstruction. Si le Picatharte de Guinée est l'emblème national de la Sierra Leone, toute menace est loin d'être écartée.
Ainsi, lors de notre entretien avec Momoh B. Sesay (surnommé Modu) jeune ornithologue qui participe depuis 2007 à l'enquête nationale sur le picatharte, le meilleur côtoie effectivement le pire. De 2007 à aujourd'hui, les recherches sur le terrain ont permis de mettre au jour six nouvelles colonies de Picathartes de Guinée en Sierra Leone. La population n'a pour autant pas nécessairement conscience de la valeur de l'espèce: ainsi, en 2007, Modu a pu constater que des personnes avaient purement et simplement tué un picatharte pour le... manger!
Pour ce site comme pour la forêt de Gola, il faut obtenir une permission. En cette période de fêtes de fin d'année, ce fut difficile de l'obtenir. Le site doit la qualité de la conservation de sa forêt au simple fait qu'il accueille le réservoir stratégique d'eau douce de la capitale, le "Guma Dam". Il a été construit en 1958 au cœur d'un ensemble forestier dont une partie est encore en bon état.
Le Calao à joues grises (Bycanistes subcylindricus) et le Calao à cuisses blanches (Ceratogymna albotibialis) y sont bien représentés. De même que les espèces déjà visibles dans la Regent's Forest, notamment le Rougegorge de forêt, l'Alèthe à huppe rousse (Alethe diademata), l'Akalat à ailes rousses (Illadopsis rufescens), le Stizorhin de Finsch (Neocossyphus finschii),...
Mais le site est surtout connu pour ses deux colonies actives de Picathartes de Guinée. Le nombre de couples y est limité mais le lieu semble correctement protégé. La colonie que nous avons pu visiter comptait quatre couples l'an passé. Ceux-ci ont cependant été largement détruits à cause des fortes pluies qu'a connu le pays en septembre et octobre 2009. Les nids sont actuellement en cours de reconstruction. Si le Picatharte de Guinée est l'emblème national de la Sierra Leone, toute menace est loin d'être écartée.
Ainsi, lors de notre entretien avec Momoh B. Sesay (surnommé Modu) jeune ornithologue qui participe depuis 2007 à l'enquête nationale sur le picatharte, le meilleur côtoie effectivement le pire. De 2007 à aujourd'hui, les recherches sur le terrain ont permis de mettre au jour six nouvelles colonies de Picathartes de Guinée en Sierra Leone. La population n'a pour autant pas nécessairement conscience de la valeur de l'espèce: ainsi, en 2007, Modu a pu constater que des personnes avaient purement et simplement tué un picatharte pour le... manger!
BFo.
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