26/12/09

Sierra Leone 26/12 : jour J -1

passeport belge
…et toujours cette délicieuse impression d’oublier l’essentiel

Veille du départ. Avec comme d’habitude, l’impression de terminer sur les rotules le marathon des choses à ne pas oublier de mettre dans son sac: moustiquaire, « mosquito repellent » et prophylaxie anti malarique ( Le pays na pas franchement bonne réputation en la matière) ; nouvelles piles pour la lampe frontale (essentielle pour les prospections nocturnes), barres énergétiques pour les matinales précédant un éventuel petit-déjeuner (dans les zones reculées, les durs se rabattront sur l’équation banane+coca, un mélange détonnant qui permet de prospecter une matinée entière sans trop penser à son estomac)…

Il y a deux semaines d’ici, c’était au tour de la demande de visa. Coup de chance pour les Belges qui habitent dans le seul pays à la ronde disposant d’une ambassade du Sierra Léone (Avenue de Tervuren, n°410 1150 Bruxelles – métro station Montgomery, puis tramway 39 ou 44 ; descendre au départ de la ligne 39 vers l’avenue Orban, perpendiculaire à l’avenue de Tervuren).

Pour le reste, il faut surtout se préparer à une certaine patience. Le personnel se montre relativement sympathique mais peu organisé. Outre les 100 Euros à payer, préparer la photo d’identité, la « lettre de motivation » à l’obtention du visa. Obligatoire elle se doit d’être dûment tapée, précisant l’objet du voyage touristique, les principaux lieux visités, les références du vol, etc. Avec les formulaires à remplir, compter deux visites d’une bonne heure et demie en tout.
Quant à la réservation des billets d’avion, il va sans dire qu’il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance. Les offres comparées de l’entreprise Opodo (
http://www.opodo.com/), entre autres permettent rapidement de se faire une idée du prix souvent élevé des vols en direction de Freetown.

On constate rapidement que Royal Air Maroc propose des prix plutôt intéressants même si le vol suppose un transit de quelques heures par Casablanca;. Le personnel se plait fort utilement à préciser que ces prix sont pratiqués « en fonctions des disponibilités »… ce qui laisse de la marge pour faire parfois tout et son contraire. Ainsi notre vol prévu pour le 25 janvier a-t-il été purement et simplement supprimé quelques jours avant le départ (faute de passagers en nombre suffisants en regard du prix du carburant ?).

Pas le choix: notre retour sera finalement transféré vers le vol du 22 janvier, raccourcissant au passage notre projet de deux jours de terrain.
BFo - 26/12/09.

25/12/09

Sélection de livres et de guides

Livres utiles à emporter:

Après de longues années d’attente l’étude des oiseaux d’Afrique de l’ouest s’est enrichie en 2001 d’un guide de terrain érigé en must dès sa parution :

- Nik Borrow and Ron Demey, Birds of Western Africa An identification Guide, Christopher Helm, 2001, 832 pages, 147 planches en couleur et cartes de répartition. col plates, 1100 cartes de repartition. Cet ouvrage remarquable fut complété en 2004 par sa version « light » de terrain.
- Nik Borrow, Ron Demey, Birds of Western Africa, Editions Helm Field Guide, 512 p. Ces 2 volumes semblaient devoir reléguer définitivement au placard l’unique ouvrage de poche de référence disponible jusque là, « Les Oiseaux de L'Ouest Africain ».
- Serle et Morel, Les Oiseaux de L'Ouest Africain, éditions Delachaux & Niestlé, 1979. Edité pour la première fois en 1979, l’ouvrage «Les Oiseaux de L'Ouest Africain» communément appelé «Serle et Morel» du nom de ses deux auteurs, Malgré des illustrations au style raide et ses planches partiellement en noir et blanc, et l’absence de cartes de répartition, le guide reste cependant un complément utile pour certaines description d’espèce et comprend un lexique des noms communs d'oiseaux en plusieurs langues qui peut s’avérer précieux.
- Ian Sinclair & Pete Ryan. (et al.), Birds of Africa South of the Sahara: A complete illustrated field guide to the birds south of the Sahara. Struik & Princeton University Press 2003, 760 pages. Ce livre couvre 2105 espèces avec quelque 2000 images disposées sur 359 planches. Complément utile aux ouvrages mentionnés ci-dessus. Reprend pour base le « Birds of southern africa » de Sinclair et Hockey. Illustrations d'aussi bonne qualité. Cartes et textes en face des planches. Texte par conséquent limités à quelques lignes. Très transportable. Tendance au « Split » appuyé.
- Jan van der Winden, Alhaji Siaka, Sjoerd Dirsen and Martin Poot, Waterbirds in Coastal Wetlands of Sierra Leone, January-February 2005, Foundation Working Group International Waderand Waterfool Research, 2007 (Voir www.wiwo.org/sierraleone2005/sr_sl_2005.pdf)
- Tommy Garnett and Cecilia Utas, The Upper Guinea Heritage, Nature Conservation in Liberia and Sierra Leone, 2000, 61 pages.

Guide de voyage:

- Katarina Manson & James Knight, Sierra Leone, Bradt Edition, may 2009, 328 p. Il s’agit là d’un must. Premier guide de voyage monographique à propos du Sierra Leone depuis 1991, début de la guerre civile.
Bien écrit par deux journalistes ayant l’habitude des voyages hors des sentiers battus en Afrique Le guide semble plutôt complet, même si, le potentiel de développement rapide du tourisme national risque probablement de faire évoluer rapidement certaines données. Les chapitres consacrés au Sierra Leone des collections Roughguides et Lonely Planet semblent moins fournis en information actualisée de première main.

Carte du Sierra Leone:

Le pays compte essentiellement à ce jour un seule carte routière reprenant l’ensemble du territoire national: Sierra Leone, International Travel Map, 1/560.000.
BFo - 27/12/09.

Pourquoi un blog?


On aurait pu se limiter à produire pépère un bon rapport standard mis en ligne sur Travelling birder. Et puis non. Ce pays hors des sentiers battus valait mieux que cela; beaucoup mieux que cela! Au travers de ces lignes, nous allons tenter de vous faire partager 4 semaines de trip ornithologique en Sierra Leone. Un voyage indépendant dans un pays riche en oiseaux mais réputé peu évident, nous on aime !

L’ornithologue motivé n’est-il pas bien placé pour savoir que l’important n’est parfois pas tant le nombre d’espèces observées que les circonstances dans lesquelles il a trouvé (ou raté) une espèce convoitée ? Ce carnet de route, qui compte vibrer en interface avec la série d’articles diffusés sur le site
www.ornithomedia.com, a l’ambition de dépasser la description pour entrer dans l’action.

Accrochez vos ceintures…

BFo